LA PETITE BIBLIOTHEQUE RONDE

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L’association la Petite Bibliothèque Ronde, étroitement liée à La Joie par les livres,  est spécialisée en littérature jeunesse. Fondée en 2007, elle se situe à la bibliothèque pour enfants de la Cité de la Plaine à Clamart.

La Petite Bibliothèque Ronde s’est donné pour but de combattre les inégalités d’accès à l’art et à la culture, de soutenir et encourager le dialogue entre professionnels à l’échelon et national et mondial, de devancer le développement du métier, de jouer un rôle de pionnier en matière d’actions, de promouvoir la transmission des savoirs.

L’association est en constante interrogation sur de nouvelles médiations culturelles qui permettraient aux enfants et à leur famille d’aborder et d’intégrer l’univers du livre et de la culture. La réussite de l’accomplissement de leur tâche est grandement liée au résultat de leur action commune avec différents partenaires du domaine social et culturel, notamment les Caisses d’Allocations Familiales, les Restaurants du Cœur, le centre culturel Jean ARP, l’association MO5, etc.

La Petite Bibliothèque Ronde a vu le jour grâce à la générosité et la pugnacité d’Anne Schlumberger, riche héritière passionnée d’art, qui fut à l’origine de la création de nombreuses bibliothèques pour enfants. Le milieu artistique et social lui reste redevable de pléthores d’actions de mécénat.

Le Ministère de la Culture, reconnaissant l’importance du travail de l’association, a désignée celle-ci comme étant une structure pilote dans l’étude de nouvelles méthodes expérimentales en matière de lecture publique. L’émergence des nouveaux médias a naturellement entraîné la bibliothèque à s’investir davantage dans de nouvelles pratiques culturelles numériques.

En matière d’offre numérique, l’association n’a pas hésité à investir dans des tablettes tactiles et des consoles de jeux vidéos, qui ont fait leur entrée en salles de lecture en septembre 2011. Ces outils de médiation culturelle agissent comme une unification entre générations et marquent la transition et la complémentarité avec l’offre papier. Forte de ce succès, la Petite Bibliothèque Ronde s’est profondément engagée dans le numérique, en faisant l’acquisition d’autres matériels, de plus en plus performants, tout en mettant l’accent sur le confort et la sécurité des lecteurs, ce qui ne va pas toujours sans difficulté. Le mobilier disponible étant peu fonctionnel et peu adapté au comportement des enfants (très peu d’entre eux s’installent réellement à une table pour lire un livre), une des salles de la bibliothèque a donc été réaménagée en petits coins de lecture, et également dotée d’un petit salon où enfants et parents peuvent se réunir autour d’une animation.  Il va sans dire que l’évolution constante de la technologie contraint régulièrement l’association à des changements dans l’aménagement de l’espace multimédia.

Leurs projets, perpétuellement en mouvement, visent à l’accompagnement à la parentalité (travail quotidien avec les parents pour mettre en avant l’essentialité de leur rôle auprès des enfants), la favorisation de l’échange entre professionnels en valorisant la réflexion sur les nouvelles pratiques culturelles destinées aux enfants, le développement  de projets en milieu scolaire (sensibiliser les enfants aux livres avant l’apprentissage de la lecture), et bien sûr l’étude constante de nouvelles médiations.

L’association propose régulièrement des ateliers créatifs : « Le livre dans tous ses états » (fabrication de livres en tissu), « Cubeecraft » (réalisation de personnages de papier de forme cubique), « Le Poussin Masqué » (pour les enfants de 0 à 5 accompagnés par leurs parents, séances d’histoires, de jeux et de comptines), entre autres, et notamment « The fantastic dimanche numérique » (présentation d’une application iPad à partir de 5 ans).

Pour finir, quelques chiffres :

– 600 m2 de bâtiment
– classée en 2009 aux Monuments Historiques
– 19 402 documents (essentiellement jeunesse)
– une capacité d’accueil de 80 personnes
– une salle de projection de 25 places
– une équipe de 6 salariés à temps plein et 6 salariés à temps partiel
– 2 iPad
– 2 Nintendo DSi XL
– 2 Nintendo 3DS
– 1 console Wii
– 6 ordinateurs PC
– 2 caméscopes HD
– 1 appareil photo numérique
– 1 vidéoprojecteur

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Petite Bibliothèque Ronde, cité de la Plaine à Clamart

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BOOKCAMP JEUNESSE : LIVRE ET MEDIATION NUMERIQUE EN MEDIATHEQUE

bookcamp-logo-pour-laboLe  premier bookcamp jeunesse s’est tenu à Paris le 11 avril dernier (2013). Organisé par Déclickids et Tralalere, en partenariat avec le Labo de l’édition et Be angels, il a réuni une centaine de participants venus de toute la France et de tous horizons (auteurs, bibliothécaires, designers, développeurs, éditeurs, enseignants, professionnels de l’innovation, spécialistes de l’enfance, etc.) pour échanger autour des questions qui animent l’édition et la création numérique pour la jeunesse.
Durant un après-midi six ateliers participatifs ont étés proposés, sources de rencontres, de partage d’expérience et d’échanges sur les enjeux du livre numérique jeunesse. Parmi ceux-ci un atelier était consacré à la médiation numérique en médiathèque jeunesse ainsi qu’à l’utilisation des tablettes.

Vous avez dit Bookcamp ?

Un bookcamp, c’est un moment de réflexion et d’expérimentation partagées. Ce n’est pas une conférence, ce n’est pas non plus une table ronde. Le mot d’ordre ? Tous participants. Venez. Avec vos idées, vos questions, vos problèmes, vos expériences. La richesse d’un bookcamp, c’est vous.”  http://www.bookcamp-jeunesse.fr/

C’est un barcamp pour le livre
http://be-angels.fr/2013/03/08/bookcamp-jeunesse-le-rendez-vous-edition-numerique-jeunesse/

Bien ! alors qu’est-ce qu’un barcamp ?

Un BarCamp est une rencontre, une non-conférence ouverte qui prend la forme d’ateliers-événements participatifs où le contenu est fourni par les participants qui doivent tous, à un titre ou à un autre, apporter quelque chose au Barcamp. C’est le principe pas de spectateur, tous participants. L’événement met l’accent sur les toutes dernières innovations en matière d’applications Internet, de logiciels libres et de réseaux sociaux.http://fr.wikipedia.org/wiki/BarCamp

Aller au delà des constats et ouvrir la voie à des idées nouvelles.

Pour concevoir des œuvres numériques pour les enfants, il faut être créatif, inventif, tenace, agile ; dans le même temps la lecture se fait de plus en plus tactile, immersive, dynamique… tout en se diversifiant (interactivité, image animée, son…) et en passant par de nouveaux mediums (liseuses, tablettes, ordis…).
Pour accompagner cette évolution qui invite à repenser le métier de bibliothécaire, les médiathèques se doivent d’être attentives aux nouvelles pratiques culturelles des usagers et aux nouveaux modes d’accès à l’information en proposant des contenus numériques riches, couvrant toutes les formes de la création et sur des supports variés, en créant aussi de nouveaux usages. Cette démarche peut aider les bibliothécaires à opérer des choix et voir ce qui peut être intéressant à mettre en place dans leur structure respective. La recherche permanente de nouvelles médiations culturelles permettant de mettre le livre et la culture au coeur de la vie des enfants et de leur famille s’inscrit dans ce processus.

« Les usages, ça se construit en expérimentant, en réfléchissant, en remettant mille fois l’ouvrage sur le métier »                                                                                 http://www.declickids.fr/un-cafe-avec-veronique-favre-qui-experimente-lipad-en-petite-section/

Les différents thèmes abordés lors des ateliers :
1. Comment créer de nouvelles expériences de lecture et d’exploration ?
2. Comment adapter les ouvrages, les collections papier ?
3. Quelles médiations numériques en médiathèque jeunesse ?
4. Quels outils, quels formats pour quelles œuvres et quels supports ?
5. Comment distribuer, diffuser, promouvoir l’offre numérique jeunesse ?
6. Et à l’école, quels usages ?
www.bookcamp-jeunesse.fr/uploads/Actes_BookcampJeunesse2013.pdf‎

Réflexions sur la médiation

Peu importe le support, le rôle des bibliothécaires c’est d’assurer une médiation dans la découverte des contenus autant que des outils. Ce type de manifestation favorise les échanges et les croisements d’expériences afin de trouver des solutions aux difficultés liées à ce nouveau champ d’intervention et aussi d’en cerner les problématiques.
Quelques constats et questionnements :
• Les bibliothèques : on attend d’elles  qu’elle ne soient plus seulement un espace dédié au livre, mais bien à la culture toute entière, sous toutes ses formes. Elles doivent impérativement s’adapter aux nouvelles pratiques culturelles. La formation des professionnels au numérique est donc nécessaire pour que chacun, bibliothécaires et usagers en reconnaisse pleinement la légitimité.
• Le numérique  : ce n’est pas qu’une nouvelle technologie, c’est une aussi une révolution culturelle. Il existe cependant une fracture numérique qui pourrait bien amplifier les fractures sociales déjà présentes.
• Les applications : clés de voute du système, elles couvrent une multitude de domaines différents (pédagogie, arts, jeux, lecture…) et peuvent donner lieu à un large spectre d’ateliers. Outils de médiation, elles donnent l’occasion de construire un moment d’échanges avec les jeunes et de transmissions de connaissances. La sélection des applis (gratuites ou pas ?) est donc importante mais n’est pas une fin en soi, il faut définir une méthodologie adaptée afin de pouvoir inclure l’application dans l’animation et faire le lien entre le professionnel du livre et l’enfant, entre les enfants, entre l’enfant et son parent… Comme il existe encore peu de sites de veille dédiés aux applis qui permettrait de mieux connaitre leurs points forts et leurs points faibles selon le contexte d’utilisation, il serait bienvenu de mettre en place des grilles ou labels d’évaluation collaboratifs entre bibliothèques.
http://biblionumericus.fr/2013/04/22/quand-le-bibliothecaire-devient-applithecaire/

Organisateurs & sponsorts

Déclickids :
Metatext, agence conseil en design éditorial créée en 2009 et dirigés par Nathalie Colombier a conçu Déclickids en 2011. C’est un catalogue en ligne consacré à l’offre numérique jeunesse. Assurant une veille quotidienne, il recense et décrit des applications (iPad, iPhone, Android), des livres numériques et des sites web destinés aux enfants, en Europe et sur le continent américain.
http://www.declickids.fr/qui-sommes-nous/

Tralalere :
Cette société produit depuis 2000 des programmes éducatifs pluri-medias destinés à transmettre des valeurs, des connaissances et compétences aux jeunes et à leurs médiateurs éducatifs : dessins animés, jeux, applications mobiles et tablettes, Serious Games, dispositifs interactifs muséographiques, livres numériques enrichis.
www.tralalere.net

Le Labo de l’édition :
Initié par la Ville de Paris, le Labo de l’édition est porté par le « Laboratoire Paris Région Innovation », acteur de référence de l’innovation en Ile-de-France. C’est un lieu neutre et ouvert dédié aux professionnels de l’édition, ayant pour objectifs de soutenir les jeunes structures innovantes et accompagner les acteurs du secteur traditionnel  dans leur adaptation aux enjeux du numérique. Par son programme d’animation, il met en relation tous les acteurs de l’édition, afin qu’ils partagent leurs compétences pour produire des solutions nouvelles.
http://www.labodeledition.com/

be angels :
Agence digitale créée en 2008 avec Deborah Elalouf et Myriam Carville, be angels (ex blogAngels)  aide les entreprises à mettre du social dans leur communication sur le web.
Son offre couvre différents aspects : conseil et recommandations stratégiques, veille et e-réputation, conception de supports, production de contenus, formation d’équipes aux médias sociaux…

Cette réflexion s’inscrit dans le cadre du projet R&D Locupleto, mené par un consortium (dont Tralalere- Jouve, Sejer, Les Gobelins, LIP6, Les éditions des Braques et Be Angels) avec le soutien du Fonds national pour la société numérique dans le cadre des Investissements d’avenir.

Participants

De nombreuses bibliothèques sont venues apporter leur témoignage et partager leurs interrogations. La Petite Bibliothèque Ronde de Clamart et la médiathèque de Lormont ont activement participé à l’atelier “Mediation”. La médiathèque d’Aulnay, la médiathèque du Rize de Villeurbanne, la médiathèque départementale de Seine et Marne et le réseau des médiathèques de Lille ont enrichi le débat de leurs réflexions.
Une structure comme La Petite Bibliothèque Ronde de Clamart, considérée par le Ministère de la Culture comme une structure pilote pour expérimenter des nouvelles pistes d’actions en matière de lecture publique, me semble particulièrement intéressante. Elle pose comme priorité une recherche permanente de nouvelles médiations culturelles permettant de mettre le livre et la culture au cœur de la vie des enfants et de leur famille. Nombre de ses réalisations sont le fruit de partenariats et de réflexions communes avec de nombreux acteurs du champ social et culturel. (Les Caisses d’Allocations Familiales, les Restaurants du Cœur, le théâtre Jean ARP, l’association MO5…)
http://www.lapetitebibliothequeronde.com/La-bibliotheque/Nos-projets/Anticiper-l-evolution-des-pratiques

Une initiative à suivre

Avec les nouveaux médias, les pratiques culturelles, des jeunes comme des adultes, se déplacent, et le rôle des instances publiques est de les accompagner. Pour être en cohérence avec ces nouvelles pratiques, il ne faut pas hésiter à emprunter la voie du numérique et penser de nouvelles approches pédagogiques et de médiation. C’est pourquoi des initiatives visant à encourager la transmission des savoirs et aider à penser de nouveaux modèles pour la bibliothèque de demain, comme ce premier Bookcamp jeunesse, devraient être suivies avec attention.

 

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BIBLIOTHECAIRES : SE FORMER EN MEDIATION NUMERIQUE

Quelques organismes proposent des formations de médiation numérique en bibliothèque.

L’Enssib présente un stage intitulé « La médiation numérique en bibliothèque publique » s’adressant aux professionnels des bibliothèques, comprenant deux jours de formation en présentiel, une période de formation à distance et une réunion en fin de parcours pour échanges et retours d’expérience, dans l’objectif d’illustrer les enjeux de la médiation documentaire numérique et fournir des outils méthodologiques. La formation englobe aussi des travaux pratiques.

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Médiadix propose une formation intitulée « La médiation numérique : quels outils pour quelles pratiques ? » beaucoup moins étoffée (deux sessions de deux jours en présentiel) dans le but de comprendre les principes de la médiation numérique et apprendre à utiliser les médias sociaux. Aucun cas pratique n’est abordé.

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La formation « Les impacts du numérique en bibliothèque : la médiation numérique » proposée par le CNFPT est destinée aux directeurs, directeurs adjoints et cadres de bibliothèques. Ce stage d’une durée de trois jours en présentiel contient une alternance d’apports théoriques et pratiques. L’objectif est d’appliquer le marketing web au service public, d’inscrire la médiation dans un projet d’établissement et de construire une identité numérique.

cnfpt_niouLe Centre régional des lettres et du livre du Nord Pas-de-Calais a mis en place « Internet et la médiation numérique », formation de trois jours en présentiel, destinée aux bibliothécaires bénévoles et aux salariés du réseau départemental, dont l’objectif est d’accompagner l’intégration d’Internet et des ressources numériques au sein de l’établissement, d’assimiler les apports et les perspectives d’Internet à travers la connaissance de la culture et des outils numériques et se préparer à la médiation numérique pour valoriser l’offre d’accès à Internet en bibliothèque.

Centre regional NPCIl existe quelques autres supports sur Internet permettant d’appréhender la notion de médiation numérique en bibliothèque. On peut trouver des tutoriels mais aussi des conférences et différents ouvrages traitant du sujet.

Pour terminer sur une note poétique, le Conseil général de l’Essonne, sur son blog « Bibliothèques des expériences », édite un petit « slide » composé par un spécialiste, résumant de manière imagée, à l’aide de cinq mots-clés, la définition de la médiation numérique.

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LE PROJET “PIRATE BOX” / “LIBRARY BOX” / “BIBLIOBOX” EN MEDIATHEQUE

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La mise en place, encore au stade expérimental, de Pirate Box (ou Library Box, Biblio Box selon les structures) en bibliothèques est une idée qui fait son chemin. Ce nouveau concept  permet aux bibliothécaires de donner à télécharger, par réseau autonome wifi, des contenus appartenant au domaine public ou libres de droit. Soulevant de nombreuses questions et croisant différentes problématiques, il donne surtout l’occasion de mettre en place un dispositif de médiation numérique auprès du public.

Pour l’heure trois structures ont adopté le dispositif : la bibliothèque Dumont d’Aulnay-sous-Bois (nouvellement labellisé NetPublic), la médiathèque intercommunale de Lezoux, la médiathèque François Mitterrand des Ulis. D’autres sont en phase préparatoire : la médiathèque de la Corderie Royale de Rochefort, le Centre du Livre et de la Lecture Poitou-Charentes, la médiathèque de Châtillon, la médiathèque de Montpellier, le Carré d’Art Bibliothèque de Nîmes.

La “Pirate Box” ou “Library Box” ou “BiblioBox”:  Qu’est-ce que c’est ?

La PirateBox est un dispositif de partage et d’échange de fichiers électroniques, se présentant sous la forme d’un boitier (pouvant être mobile) accompagné d’une batterie.

Une PirateBox fonctionne grâce à un routeur et une clé USB sans fil contactable par wifi où chacun, à distance, peut en explorer le contenu ou déposer des fichiers (selon sa configuration) de façon anonyme. Comme elle génère un réseau wifi indépendant d’internet, il suffit de se connecter à son signal par le biais d’un ordinateur, d’une tablette, d’une liseuse ou d’un smartphone.

Pour gérer l’interface de consultation on peut utiliser le gestionnaire de bibliothèque numérique Calibre et exporter la bibliothèque en générant un catalogue en HTML via Calibre2opds.  http://www.bibliopedia.fr/index.php/Bibliobox

La bibliothèque Dumont d’Aulnay sous bois a également uploadé une partie du contenu de la PirateBox sur DropBox. Le dossier ainsi partagé est accessible depuis la page multimédia du portail des bibliothèques et permet d’élargir l’accès aux documents électroniques à l’ensemble des lecteurs (inscrits ou non) sans qu’ils soient contraints de se rendre sur place. Cela permet aussi aux équipements non pourvus en PirateBox d’offrir ce service. http://reseaudesbibliotheques.aulnay-sous-bois.fr/medias/medias.aspx?INSTANCE=exploitation&PORTAL_ID=portal_model_instance__multimedia_.xml

Quelles sont ses origines ?

La Pirate Box a été imaginée et développée par le professeur David Darts de l’Université de New York, elle est basée sur la philosophie FLOSS pour “Free, Libre and Open Source Software”. Jason Griffey, chef de l’IT Department de la bibliothèque universitaire du Tennessee a eu l’idée d’adapter la PirateBox à son contexte en la nommant BiblioBox. http://jasongriffey.net/librarybox/

Les “Pirate Box” à l’œuvre dans nos bibliothèques sont donc en fait des “BiblioBox”, cette dénomination un peu provoquante est utilisée dans le but de “créer le buzz”.

 Quels contenus ?

 Les bibliothécaires ont adapté leur rôle aux possibilités du numérique et jouent les intermédiaires en sélectionnant, en recommandant et en mettant librement à la disposition du public des livres numériques, des films, de la musique, des images ou tout autre contenu numérique tombé dans le domaine public. Ceci permet d’élargir le champ des possibles en ne se cantonnant pas uniquement aux productions numériques sous droits.

La Pirate Box vous propose des livres numériques, des films, de la musique, des images ou tout autre contenu numérique appartenant au domaine public. Grâce à la Pirate Box (re)découvrez des pépites du patrimoine sélectionnées par les bibliothécaires du réseau. (Thomas Fourmeux et Cyrille Jaouan sur le blog de la médiathèque d’Aulnay)

La bibliothèque, outil de politiques publiques sur un territoire, promeut ainsi le domaine public et les savoirs partagés. Elle se positionne en tant qu’acteur favorisant la création et le développement des biens communs. E-books, musique, vidéo… Cela concerne la richesse patrimoniale du domaine public mais aussi les contenus placés sous des licences libres (Creative Commons ou encore sous licences ouvertes).

La Bibliobox peut aussi diffuser des œuvres créées ou réalisées – sous licences ouvertes – par les bibliothèques, ainsi que des documents à caractère professionnel (pendant des journées d’étude et des stages par exemple).

Elle peut également servir de lieu d’échange entre usagers, au cours d’opérations de médiations numériques.

Les contenus proposés par les bibliothèques de la ville sont libres de droit et  relèvent du domaine public, chacun peut donc en disposer librement et en toute légalité.

Ce système d’échanges hors-ligne non-marchand entre individus rejoint une pratique largement répandue par ailleurs, qu’elle soit légale ou pas. C’est bien le cadre d’utilisation qui est déterminant.

Voir à ce sujet la news publiée sur le site de France Info :                 http://www.franceinfo.fr/liste/pirate-box-0

Le public concerné

De par sa conception ce dispositif est ouvert et s’adresse à tous. Il s’inscrit naturellement dans le cadre de la feuille de route du Gouvernement pour le numérique du 28 février 2013,  http://www.gouvernement.fr/presse/seminaire-gouvernemental-surle-numerique ainsi que dans des schémas directeurs de politiques de la ville et des régions (schéma départemental de lecture publique), et plus globalement de l’accès à la culture.

L’équipe en charge du contenu et/ou de la médiation peut naturellement orienter celui-ci à destination d’un public précis tout en permettant à plusieurs personnes d’y accéder (par exemple un titre classique étudié en classe).

La BiblioBox nécessite néanmoins que l’usager possède un smartphone, une tablette ou un ordinateur portable afin d’accéder au service, ce qui peut aller à l’encontre d’une mission de réduction de la fracture numérique si une politique d’accompagnement et de prêt n’est pas mise en œuvre. En réalité, plus que l’accès, c’est l’enjeu de l’accompagnement à l’acquisition d’une culture informationnelle qui est important ainsi que la notion d’espace collectif ouvert et modulable et la promotion des œuvres.

 La médiation avec une BiblioBox

 La médiation numérique, qui vise à satisfaire un besoin d’information par l’accompagnement, propose une interface entre un milieu tangible et des données numériques à l’aide d’outils paramétrables faisant office de passerelle technique, ici, un réseau local.

La réflexion menée sur les contenus et leur présentation est importante : faut-il se limiter au domaine public ? Le dispositif permet en effet un contenu participatif et peut intégrer des informations locales ou provenant de la blogosphère…

La BiblioBox permet d’introduire l’usage du livre numérique et donne l’occasion aux lecteurs d’accéder, d’une nouvelle manière, à la connaissance avec de nouveaux outils… et l’aide du bibliothécaire. Les fichiers numériques deviendront un jour les services standards de la médiathèque comme ils le sont dans de multiples secteurs.                            http://footnotes.fr/2012/09/think-outside-the-box-try-the-librarybox/

Alors… les avantages ?

 Au moment ou les bibliothèques sont en perte de vitesse, il s’agit de retrouver et renouveler leur public. Le numérique est une piste, les BiblioBox et Piratebox sont aussi des outils de communication pour le secteur et contribuent à en donner une image avant-gardiste.

A terme, ce dispositif peu onéreux (une quarantaine d’euros) pourrait aussi permettre une certaine indépendance vis à vis du livre papier (stockage, pertes, mise à disposition…) sans présenter de danger pour la sécurité du réseau du fait de l’autonomie de son réseau wifi.

Excellent moyen de médiation, la PirateBox permet de renforcer les partenariats avec les scolaires et les enseignants.

Conclusion

 Une expérience à développer ou à tenter !

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RECOMMANDATIONS POUR LE LIVRE NUMERIQUE EN BIBLIOTHEQUE PUBLIQUE

carelL’association Réseau Carel œuvre en faveur de la Coopération pour l’Accès aux Ressources Électroniques en Bibliothèques. Elle représente les intérêts des collectivités territoriales et des établissements publics dans le cadre des négociations  pour le développement des offres numériques de leurs bibliothèques. En matière de livre numérique, son objectif est d’assurer les conditions d’un usage collectif.

LES ENJEUX DE LA DIFFUSION DU LIVRE NUMÉRIQUE EN BIBLIOTHÈQUE PUBLIQUE

Remarques liminaires

  • Les bibliothèques publiques évoluent dans un cadre juridique et institutionnel défini.
  • Elles ont vocation à assurer l’accès au savoir, à l’information, à la culture, à la formation et aux loisirs  et à en organiser la diffusion à un large public.
  • Elles sont attachées à la libre circulation de l’information et des données.
  • Dans le cadre de leurs politiques documentaires, elles veillent à répondre aux besoins et attentes de leurs publics dans le respect du pluralisme des sources d’information ; elles s’emploient à refléter la richesse éditoriale.
  • Leurs collections sont multimédia ; elles intègrent des documents physiques et dématérialisés pour différents usages : consultation sur place, prêt et accès à distance.

Pour la lecture numérique

  • La mise en place d’offres de livres numériques dans les bibliothèques publiques a un effet positif sur le développement des pratiques de lecture.
  • De par leurs actions et leurs outils, de par la diversité de leurs publics, les bibliothèques publiques agissent comme acteurs majeurs de la médiation numérique.
  • Maillons de la chaîne du livre, elles participent à l’écosystème du livre numérique et sont attachées au principe de la juste rémunération des ayants-droit. Elles souhaitent travailler en étroite collaboration avec tous les acteurs de la chaîne du livre numérique et développer ces relations dans un esprit constructif de confiance mutuelle.
  • Le champ de la négociation porte tant sur l’offre de contenus que sur les modèles économiques, les droits d’usage, services associés et métadonnées.

LIGNES DIRECTRICES

NON AUX RÉGRESSIONS : le livre numérique ne doit pas occasionner de régression par rapport au livre physique pour les bibliothèques.
Comme pour le livre papier, les usagers doivent pouvoir trouver en bibliothèque tous les livres numériques.

Pour assurer pleinement leurs missions, les bibliothèques publiques doivent pouvoir :

  • Accéder à l’ensemble de  l’édition numérique disponible dès sa parution
  • Constituer une offre de livres numériques issue de catalogues de tous les  éditeurs nationaux
  • Sélectionner les livres titre par titre (y compris dans le cadre d’un bouquet) et pouvoir consulter les ouvrages avant de les ajouter à la collection

Comme pour le livre papier, les usagers doivent trouver en bibliothèque des supports ergonomiques et utilisables par tous

Les bibliothèques souhaitent donc :

  • Offrir ces contenus et services associés à distance via des dispositifs d’agrégation interopérables
  • Ne pas contraindre les usages par des mesures techniques de protection (DRM) attachées à un fichier
  • Donner accès aux livres numériques en mode connecté et déconnecté
  • Proposer la lecture et les fonctionnalités associées sur  tous les supports des usagers (portabilité sur ordinateurs, tablettes, liseuses, smartphones…)

Comme pour le livre papier, les bibliothèques doivent pouvoir gérer leurs inscrits et leur garantir l’accès aux documents et à leur contenu :

  • Garder la maîtrise du contrôle d’identification des usagers et de leurs droits de consultation
  • Obtenir pour chaque titre une adresse URL stable
  • Permettre la copie partielle dans le respect de la législation

OUI AU PROGRÈS : grâce aux potentialités du numérique, les utilisations du livre en bibliothèque publique doivent être facilitées et amplifiées
Encore plus que le livre papier, le livre numérique doit permettre l’usage par de multiples utilisateurs simultanés.

  • En favorisant l’accès à distance au même titre par le plus grand nombre de lecteurs  dans des limites définies par l’éditeur, mais sans imiter la gestion à l’exemplaire calquée sur le prêt des livres physiques
  • En permettant le feuilletage in situ des titres acquis (extraits ou texte intégral)

Encore plus que le livre papier, le livre numérique doit favoriser les échanges à distance entre usagers

  • En autorisant la diversité des usages, des réutilisations (citations, commentaires), des échanges (réseaux sociaux de lecture) ;
  • En autorisant les flux de données, métadonnées de qualité et de contenus éditoriaux en provenance des sites éditeurs, distributeurs ou libraires (extraits, images, critiques…), dans des formats interopérables et exploitables par les bibliothèques, afin de pouvoir construire la médiation numérique

OUI A LA VIABILITÉ TECHNIQUE ET FINANCIÈRE : le livre numérique doit être viable à long terme pour les bibliothèques publiques

En ce sens, les bibliothèques publiques doivent pouvoir :

  • Disposer d’informations claires sur les conditions d’usage des fichiers
  • Récupérer des statistiques fiables et exploitables afin d’évaluer les usages et de faire évoluer la collection, et ce dans le respect de la protection des données personnelles assurée par les recommandations de la CNIL
  • Avoir le choix entre abonnement et achat, et éventuellement avoir la possibilité de combiner les deux modèles
  • Constituer des collections numériques dont elles soient propriétaires de plein droit et qu’elles puissent transférer d’une plateforme à l’autre
  • Disposer, en cas d’achat définitif, de solutions pérennes d’accès aux fichiers et d’archivage sans DRM
  • Bénéficier de tarifs soutenables pour les finances publiques leur permettant de présenter une offre abondante et attractive, condition du développement de la lecture numérique.
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LE LIVRE NUMERIQUE SIGNE-T’IL LA FIN DES LIBRAIRIES?

Malgré les réticences françaises, son utilisation, encore marginale, progresse. Si l’avenir des librairies reste flou, c’est que celles-ci doivent être inventées.

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Le livre numérique, bourreau ou alternative du papier ?

Martine, célèbre héroïne de livres pour enfant, n’y a pas échappé. Développé pour les éditions Casterman par Mediatools, une start-up basée à Toulouse et spécialisée dans la création d’applications numériques, le club Martine est un « livre augmenté » qui permet de passer de la lecture à des jeux autour de l’histoire. Selon Dimitri Galitzine, le directeur général de l’entreprise, ce sont plus de cent e-books, disponibles en trois langues, qui sont vendus chaque jour.

Si l’expérience Mediatools n’est qu’un exemple parmi bien d’autres, elle est révélatrice de l’intérêt du livre numérique pour les ouvrages pour jeune public, scolaires et para-scolaires… comme pour l’ensemble de la production éditoriale. Ce que confirme Philippe Colombet, directeur de  Livre : « La numérisation est irréversible », mais ne sonne pas pour autant le glas du marché physique du livre, en particulier pour enfants, qui « continue à se porter très bien sous sa forme papier ».

Un marché marginal, mais en forte croissance

Arrivée un peu tard sur le marché, contrairement aux États-Unis ou au Canada, la France connaît aujourd’hui un intérêt croissant pour le livre dématérialisé. « Les chiffres oscillent entre 1 et 2 % du marché du livre contre 20 ou 25 % aux États-Unis, mais il est dans une forte croissance, souligne Philippe Colombet. Ainsi, les derniers prix Goncourt sont désormais tous achetables en format numérique ».

Le retard français peut aussi s’expliquer par des réticences très marquées. Selon le baromètre de l’économie numérique du premier trimestre 2013 réalisé avec Médiamétrie, plus de la moitié des Français – 55,2 % – n’a jamais lu un livre numérique et n’envisage pas de le faire, contre 19,3 % qui confirment l’avoir déjà fait. Pour Alban Cerisier, secrétaire général des éditions Gallimard en charge de la stratégie numérique, cela « s’explique sûrement par un très grand attachement au livre imprimé, et surtout par la présence réelle du livre imprimé partout ». Entre retard et réticences, le livre numérique est pourtant au cœur des enjeux du futur.

Le livre numérique invente la librairie de demain

Risque-t-il de faire disparaître les librairies de la surface des villes ? Si c’est un point qui inquiète de plus en plus de libraires indépendants, pour Patrick Bazin, directeur de la bibliothèque du centre Pompidou, la librairie est « une niche dans l’univers de la connaissance qui va se complexifier de plus en plus », mais le livre et les librairies vont continuer d’exister. Alban Cerisier estime, lui, que les inquiétudes sont légitimes, car « une modification majeure du livre imprimé vers le livre numérique peut impacter considérablement ce secteur d’activité ».

Complémentaire au papier, le livre numérique peut aussi être le moyen de réinvestir et imaginer les librairies des années à venir. Philippe Colombet reste confiant : « Les centres-ville et les espaces de vie continuent à voir ces espaces tout à fait uniques que sont les librairies physiques. Elles-mêmes peuvent, d’ailleurs, vendre du numérique. » Car au fond, imprimé ou dématérialisé, le livre comme objet d’attachement a encore de beaux jours devant lui.

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FERMETURE DE GOOGLE READER : LE DÉBUT DE LA FIN POUR LES FLUX RSS ?

Petit bouleversement dans le monde de la documentation : Google a annoncé l’arrêt de Google Reader le 13 mars dernier.

Ouvert au grand public depuis 2005, Reader fermera le 1er juillet 2013

Ouvert au grand public depuis 2005, Reader fermera le 1er juillet 2013

Le 1er juillet 2013, l’agrégateur de flux RSS quittera définitivement nos écrans. C’est l’occasion pour nous de revenir sur ces fameux flux : à quoi servent-ils ? Comment les utiliser ? Quelle(s) application(s) pour remplacer Google Reader ? Et surtout : le format RSS a-t-il toujours lieu d’être ?

Le site 01net nous donne une petite définition :  « RSS (Really Simple Syndication) est un format de description de données qui facilite la diffusion de fils d’informations,  à l’intention des internautes. »

Avec Google Reader, il était possible d’agréger tous ces flux avec un seul lecteur.  Et donc, de lire toutes les nouveautés publiées sur nos sites préférés sur une seule page. Son avantage : quand on est habitué à l’interface de Gmail, il est très facile à manipuler.

feedly logo

500000 utilisateurs auraient choisi Feefly, 48H après l’annonce de Google.

 Mais pour des raisons économiques et malgré une pétition contre son arrêt, Google supprimera définitivement son agrégateur, sans vraiment donner de pistes pour en trouver un autre tout aussi pratique et puissant. Ceci dit, les utilisateurs n’ont pas attendu d’éventuels conseils de la part du géant américain, pour trouver eux-même un remplaçant. En effet, l’annonce de la fermeture a provoqué un « exode RSS » vers d’autres applications, notamment vers Feedly qui a déjà enregistré une hausse de 500 000 de ses utilisateurs.

Personnellement, j’utilise depuis peu Netvibes en substitut de Reader, mais je le trouve un peu compliqué à utiliser, à lire et peu ergonomique. Je passerai peut-être donc à Feedly dans les prochaines semaines. Mais si ni Feedly, ni Netvibes ne vous conviennent, il en existe d’autres. Voici une petite sélection.

Enfin, pour ceux qui s’inquiètent de savoir comment passer d’un agrégateur à un autre, sans perte de flux, je vous conseille d’aller ici .

Quoiqu’il en soit, on peut se demander à travers la décision de Google, si ce n’est pas là, une façon de montrer que les RSS sont une technologie déjà « vieille » et qu’il est peut-être temps de passer à d’autres manières de collecter des informations. Beaucoup de blogs et de sites ne proposent plus leur flux en format RSS, mais offrent la possibilité de partager leur contenu via Google +, Facebook ou encore Pinterest…
Je me pose donc la question : L’avenir des flux se trouverait-t-il dans les réseaux sociaux ?

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